ONE-SHOT ---- DEUX ANGES BRISES

Musique

Une jeune personne était assise sur une chaise face à un bureau. Le garçon en question, griffonnait quelques notes, las de ces cours ennuyant. Il n'avait dans la tête que de la musique. Chaque jour, il inventait de nouvelles rimes, plus belles les unes que les autres.
Le bruit d'un impact interrompit sa réflexion. Il s'avança vers la fenêtre et l'ouvrit. Le brun découvrit sans grande surprise, la fille la plus belle à ses yeux ; Anya. Il lui adressa un sourire et elle commença à grimper le long de la gouttière pour atterrir souplement sur le rebord de la fenêtre. Grande, mince, blonde avec de beaux reflets or, elle était l'une des plus belles filles du lycée mais n'était pas très intéressée par tous ces garçons qui lui tournaient autour. Il se tourna vers elle avec un sourire.

Bill _ Salut, Anya.
Anya _ Hello. Ca va ?
Bill _ Journée pourrie comme d'habitude.

Elle s'assit sur le bord de la fenêtre, les jambes dans le vide et fut rejointe par le garçon quelques secondes plus tard.

Anya _ Bill, tu sais pour le bal, demain soir ?
Bill _ Oui ?
Anya _ Lucas m'a proposée d'y aller avec lui et j'ai accepté.

Elle leva ses yeux vers lui, essayant de percevoir un sentiment. Le seul qu'elle y lut fut une profonde tristesse. Elle baissa les siens. Si elle avait accepté, c'était parce qu'elle savait que le groupe de Bill avait été repéré la vielle par un producteur et qu'elle savait qu'ils allaient marcher. Alors pourquoi espérer quelque chose entre eux maintenant qu'il allait partir loin d'elle ? Pour quoi faire ? Souffrir ? Elle avait tellement peur de la douleur d'un amour à distance bien qu'elle ne l'aie jamais vécue.

Bill _ D'accord.

Ce fut le seul mot qu'il prononça. Un seul petit mot dit dans un souffle comme pour essayer de rassurer quelqu'un sans y parvenir. Ils n'osaient pas se regarder, ni se parler. Elle regrettait soudainement de lui avoir dit, même si d'un coté elle voulait être franche avec lui. Finalement, lorsque la pendule indiqua 23h00, elle redescendit la gouttière après un bref au revoir. Mais une fois arrivée en bas, il l'interpella.

Bill _ Anya ?
Anya _ Oui ?
Bill _ Je pourrais juste t'accompagner à la fête pour être sure que tu y arriveras bien ? Enfin, pour qu'il ne t'arrive rien en chemin...

Malgré elle, Anya sourit. Il ne lui en voulait peut-être pas tant que ça, finalement.

Anya _ Oui. Oui, d'accord. Passe vers 19h00.

Et elle courut chez elle. Bill la regarda s'éloigner avec regrets. Bientôt, il partirait 3 mois à Hambourg et Dieu seul sait si leur disque marcherait. Si c'était le cas, il ne la reverrait pas avant des mois, voire des années. Sinon, il reviendrait ici mais qui dit qu'elle ne sera toujours là ? Elle avait mentionné une école de journalisme située à Berlin. Le temps qu'il parte et qu'il revienne, elle serait partie faire ses études. Dans les deux cas, elle lui échappait.
Il se sentait coupable de souhaiter que leur nouveau manager les lâche pour qu'il puisse rester avec elle. Après tout, faire une carrière de chanteur dans un groupe était ce qu'il a toujours voulut faire. Maintenant, il en venait à regrettait.
Il se coucha mais passa une très mauvaise nuit, agitée, rêvant d'Anya dans les bras de Lucas, qui était un très séduisant garçon, riant alors que lui était sur le trottoir d'en face en train de les regarder danser. Il se réveillait toutes les heures, impatient.
Le lendemain lui sembla tellement long qu'il se demanda au bout de deux heures et demi si la pendule ne s'était pas arrêtée. Enfin, il partit de chez lui à 18h30. Il se présenta à la mère d'Anya. La femme le connaissait depuis un bout de temps et l'appréciait beaucoup ce qui n'était pas courant chez les parents d'élèves. Bill n'était pas anodin ; il était maquillé et portait des habits très spéciaux sans parler de sa coiffure manga. Mais cette femme aimait bien ce petit bout d'homme qui avait son style et elle ne connaissait que cette personne comme ami de sa fille. Elle interpella Anya. Lorsque la jeune fille descendit les escaliers, le garçon crut voir un ange. En fait, elle était vraiment déguisée en ange. La fête incluait un déguisement pour chacun. Anya portait une longue robe blanche, avec un beau corset mettant en valeur sa jolie poitrine. Deux ailes transparentes étaient accrochées dans son dos, fines et légères. Ses cheveux blonds étaient relevés et bouclés, une parure blanche ornant son cou. Elle était chaussée d'escarpins blancs. Bill dut cligner des yeux plusieurs fois avant de finalement s'apercevoir que c'était bien Anya qui était devant lui et non un ange.
Elle sourit en voyant son air incrédule. Elle s'avança vers lui et il l'embrassa sur les deux joues. Puis ils partirent. La salle de réception n'était qu'à quelques mètres ; ils iraient donc à pied. Ils ne prononcèrent aucun mot. Arrivés devant la porte, Bill glissa quelques mots à l'oreille d'Anya.

Bill _ Tu es magnifique, Anya.
Anya _ Merci.
Bill _ Je vais rester ici et attendre que tu reviennes pour te raccompagner. Prends ton temps et amuse-toi bien.

Elle lui sourit et commença à se diriger vers la porte. Mais elle se stoppa et revient jusqu'à lui pour lui déposer un baiser au coin de ses lèvres.

Anya _ Merci...

Elle entra dans la salle ou la musique était à fond et ou les jeunes s'amusaient déjà. Bill shoota dans un caillou et commença à patienter. Une heure plus tard, des garçons sortirent de la salle et vinrent vers lui. Dés qu'ils remarquèrent que Bill était maquillé, ils se moquèrent de lui. Mais le concerné resta impassible. Il était habitué à ce genre d'insultes et le plus grand mépris pour ces gens là était le silence. Silence qui lui couta un coup de poing de la part d'un jeune, qui agacé de ce silence, ne put se contrôler. Bill eut le souffle coupé mais ressentit aussitôt la douleur d'un coup de pied dans le dos. Il tomba à terre pendant que les trois jeunes, excités à cause de l'alcool, le tabassèrent pendant de longues minutes. Et lorsque les agresseurs partirent, Bill resta allongé par terre, incapable de bouger. Des larmes coulèrent le long de ses joues. Pas parce qu'il avait mal. Mais parce qu'il sentait qu'on venait de le battre à mort et qu'il allait sans doute s'éteindre avant d'avoir revu le plus bel ange de la Terre.

Anya rentra dans la fête. Lucas arriva presque aussitôt à ses cotés. Il lui déposa un baiser sur ses lèvres, comme si c'était naturel avant de la complimenter sur sa tenue. Elle sourit timidement et il l'entraîna sur la piste de danse ou un slow retentissait. Il l'embrassa langoureusement pendant toute la chanson mais Anya aurait voulu que ces lèvres appartiennent à quelqu'un d'autre. Chassant ces pensées, elle profita de cette soirée. Elle but quelques verres et Lucas l'entraîna dans les toilettes. Il se pencha vers elle avant de l'embrasser. Au bout de quelques minutes, il glissa ses mains sous sa robe. Anya sentait que la situation lui échappait. Elle commença à se débattre mais il la serra encore plus fort contre lui. Elle lui donna un coup de poing, paniquée. Il recula jusqu'au mur d'en face.

Anya _ Désolée... Je... Je...
Lucas _ Mais putain ! T'es coincée ou quoi ? J'ai dépensé plus de 200¤ pour ce costume juste pour pouvoir baiser avec toi ! Et tu me repousses ! C'est quoi le problème ?! T'es qu'une connasse !

Pendant quelques secondes, elle ne put bouger. Puis soudainement, elle courut jusqu'à la porte, sortit de cette maudite salle et s'arrêta net en sentant la fraîcheur de la nuit. Deux larmes coulèrent sur ses joues.

Musique

Puis elle chercha Bill du regard mais ne le vit pas. Pourtant, il avait promit de l'attendre. Elle distingua une silhouette allongée sur le sol. Inquiète, elle se précipita sur le corps et découvrit celui de Bill. Elle échappa un petit cri en voyant ses habits trempés de sang et ses yeux fermés.

Anya _ Bill ! Bill, réveille-toi !

Il ouvrit doucement les yeux. Elle soupira de soulagement quand elle le vit bouger.

Anya _ Ne bouge pas, j'appelle les secours.

Après un bref appel paniqué, elle raccrocha. Elle s'agenouilla prés de lui. Doucement, elle mit sa main contre sa joue et la caressa avec son pouce.

Anya _ Qui ? Qui t'a fait ça ?
Bill _ Des jeunes...

Des larmes coulèrent le long de ses joues. Pourquoi devait-il toujours avoir des problèmes juste parce qu'il était différent ? Pourquoi ne pas faire preuve d'un minimum de tolérance ? Pourquoi se défouler sur les plus faibles ?

Bill _ Ne pleure pas. Pas pour moi...
Anya _ Je t'aime.

Ses yeux étaient baignés de larmes. L'une d'elle tomba sur le torse de Bill. Il se mit à pleurer lui aussi.

Anya _ Je ne veux pas que tu partes à Hambourg. Parce que je sais que tu ne reviendras jamais. Et je veux passer ma vie avec toi. Parce que tu es le seul qui me voit comme je suis et non pas comme une pauvre fille coincée. Et parce que tu es seul en qui je crois.
Bill _ Anya, je ne vais pas mourir. Je veux vivre. Vivre pour toi, pour moi, pour nous. Parce que je veux t'aimer jusqu'à la fin de mes jours. Tu es la seule qui me donne des frissons, la seule avec qui je me sens bien.

Elle se pencha vers lui et posa un baiser sur ses lèvres. Ce fut le plus beau baiser de toute sa vie. Le contact entre leurs deux lèvres leurs donnait des frissons. Ils fermèrent les yeux. Mais lorsqu'Anya coupa le baiser, elle s'aperçut que Bill venait de fermer les yeux pour toujours. Il venait de s'éteindre.
Elle toucha sa poitrine et ne sentit plus son c½ur battre. Elle ne pouvait pas le croire. Non ! Il venait de lui avouer son amour et il mourrait juste après ! Elle leva la tête au ciel et hurla de toutes ses forces sa rage.

Anya _ Pourquoi ?! Pourquoi ?! Je l'aimais ! Alors pourquoi n'ai-je pas droit au bonheur !! Il ne méritait pas de mourir ! Il voulait vivre sa passion ! Il voulait juste chanter ! Et on lui retire la vie juste pour ça ?! On lui retire la vie juste pour avoir voulut avoir son style, avoir quelque chose que les autres n'avaient pas ?! Je voulais juste l'aimer... Je voulais juste qu'il soit à mes cotés.

Elle se leva et se dirigea vers une poubelle. Elle trouva une bouteille et la jeta par terre. Ramassant un morceau de verre, elle se trancha les veines. Les poignets ensanglantés, elle revint s'allonger prés de lui.

Anya _ Si tu ne peux pas vivre avec moi, alors je ne peux pas vivre sans toi. Je préfère mourir avec toi que de passer une vie douloureuse. Personne ne vit sans son ange.

Et elle s'allongea prés de lui. Attendant la mort avec impatience, par peur que son amour parte sans l'attendre. Elle sentit ses paupières s'alourdirent, ses forces diminuées, son souffle ralentir. Elle posa sa tête contre son épaule.
Lorsque les urgences arrivèrent, un quart d'heure plus tard, ils trouvèrent deux morts. Les jeunes, alertés par les gyrophares, se précipitèrent dehors. Ils virent les deux victimes allongés, baignant dans leurs sangs. Ils ressemblaient tous les deux à des anges. L'un s'était tué pour l'autre mais l'amour qui les unissait sera incompris de tous. Mais Anya avait retrouvé Bill dans les rivages blancs qui constituaient le continument de la vie ; le paradis. Car Dieu réunit les gens qui s'aiment...
ONE-SHOT ---- DEUX ANGES BRISES

# Posté le mercredi 16 avril 2008 15:30

Modifié le jeudi 17 avril 2008 15:09

ONE-SHOT ---- A QUI AS-TU DIT "JE T'AIME" ?

Musique

Deux corps dans un lit. Une jeune fille, blonde dans les bras d'un homme blond également. Elle se réveille, se redresse et jette un regard tendre et amoureux vers l'homme. Elle se penche un peu en avant déposant un doux baiser sur ses lèvres endormies. Puis la fille se lève et se dirige dans la salle de bain.
Lorsqu'elle en ressort dix minutes plus tard, il est réveillé en train de regarder la télévision. Il la regarde avec un sourire.

Blond _ Hey, mon amour. Ca va ?
Blonde _ Tant que je me réveille dans tes bras tout va bien.

Puis il va à la salle de bain à son tour. Aprés avoir effectuer quelques rangements, elle s'allonge à sa place encore chaude. Par mégarde elle appuie sur le bouton qui enclenche le magnétoscope.
Etouffant un juron, elle ne peut s'empêcher de lever un regard sur l'écran. Au début, elle voit Gustav sur sa première batterie, tout contente. Elle sourit.
Mais une autre séquence intervient et elle est des plus surprenante. Elle voit Gustav avec une autre fille sur un lit.

Fille _ Tu veux qu'on se filme en faisant l'amour ?
Gustav _ C'est excitant non ?
Fille _ Terriblement excitant.

Puis ils basculent en arrière. Le sourire de la fille s'efface. Il l'embrasse en se mettant au dessus d'elle.
Soudain, le garçon en question sort de la salle de bain mais stope net en voyant la cassette défilée. Il aurait pu trés bien se jeter sur la télécommande et essayé d'arrêter cette vidéo mais à quoi bon ? Elle avait déjà vu la plupart.

Gustav _ Attends, Jude, ce n'est pas ce que tu crois.
Jude _ Je crois qu'on contraire j'ai trés bien compris.

Sur ce, elle se met à ouvrir les placards et à tout vider. Les habits, les chassures, tout y passe. Le blond essaie de l'arrêter.

Gustav _ Qu'est ce que tu fais ?!
Jude _ J'essaie de voir s'il n'y avait pas de caméra quelque part vu ce qu'il s'est passé cette nuit.
Gustav _ Jude, écoute-moi.

Il l'empoigne par les épaules, l'obligeant à le regarder.

Gustav _ Regarde l'âge que j'avais ! J'avais 16 ans ! Ce sont des conneries d'adolescents !
Jude _ Quelle bonne excuse !
Gustav _ Arrête Jude !
Jude _ Alors si tu veux que j'arrête, fais moi une liste de toutes les filles avec lesquelles tu as couché !
Gustav _ Tu me fais donc si peu confiance ?
Jude _ C'est toi qui me parle de confiance ? Je te faisais confiance et vois ce que je retrouve ! Des vidéos porno avec toi en premier plan !
Gustav _ Mais la différence avec ces filles c'est que toi je t'aime !

Silence. Elle souffrait de la répercution de ces mots sur elle. Son sang palpait plus fort dans ses veines, son coeur battait plus fort et sa tête bourdonnait. Et elle souffrait car la seule personne qui lui avait dit ces trois petits mots était en face d'elle et n'était pas digne de confiance.

Jude _ Alors si tu m'aimes, fais-moi cette liste.

Elle part dans le salon blanc. Il la suit.

Gustav _ D'accord je vais te la faire cette liste !

Il va vers un tiroir sortant un papier et un crayon. Jude se dirige vers le magnetoscope, extrait la cassette et la prend avec elle. Elle prend un briquet et la brule dans l'évier sous le regard de Gustav. Mais il ne dit rien.
Quelques minutes, il lui tend deux papiers.

Gustav _ Ce papier là, c'est avec toutes le filles que j'ai couché, l'autre ce sont à toutes les filles à qui j'ai dit "je t'aime".

Elle prend les deux papiers. Il prend une veste et sort.
Seule. Elle tenait ses papiers dans ses mains. Elle se décide à ouvrir le premier. Les filles avec lesquelles il avait couché. Pas moins d'une vingtaine de noms s'alignent. Et le sien en dernière position. Jude étouffe des sanglots.
Puis elle ouvre le deuxième papier, contenant les prénoms des filles a qui il avait dit je t'aime.. Mais celui-ci ne contient qu'un seul nom ; Jude Scharwz.
Elle ferme un instant les yeux.

Jude ; Mais qu'est ce que je fais encore là !

Elle ouvre la porte, descend les escaliers pieds nus, n'ayant nullement pris le temps d'enfiler des chaussures. Elle court dans la rue, sous le regard intrigué des passants. Soudain elle le voit. Elle crie son prénom dans la foule en courant toujours vers lui.
Il se retourne et sans s'arrêter, elle se jette dans ses bras en l'embrassant follement.

Jude _ Je t'aime.

Il sourit et se remet à l'embrasser, amoureusement.

Gustav _ Qu'est ce qui t'a fait changer d'avis ?
Jude _ Je me suis dit que peut importe le nombre de filles que tu as mis dans ton lit, l'important c'est le présent. Et le présent c'est que je t'aime.
Gustav _ Je t'aime aussi, Jude. A la folie.

Et il l'embrasse. Enfin, elle avait trouvé l'homme de sa vie. C'était un pressentiment. Un bon pressentiment. Et elle sourit....
ONE-SHOT ---- A QUI AS-TU DIT "JE T'AIME" ?

# Posté le mercredi 27 février 2008 04:26

Modifié le mercredi 27 février 2008 10:26

ONE-SHOT ---- JUSTE UNE HISTOIRE COMME CA

Juste une histoire comme ça

Musique

Amy parcourait les allées sombres en direction du centre ville. Elle avait un rendez-vous. Mais pas n'importe lequel. Un énième rendez-vous avec son amant.
Elle monta les escaliers, quatre à quatre. Elle sonna à la chambre 483. Fine, brune légèrement frisé encadrait son visage de poupée. Un canon.
Un jeune homme au look androgyne lui ouvrit la porte. Lorsqu'il la vit, il poussa un soupir.

Androgyne _ Tom ! Amy est là !

Le dreadeux arriva, content de lui. Il l'a fit entrer la conduisit dans sa chambre même si elle connaissait le chemin.
Bientôt il l'embrassa et les vêtements furent a terre très rapidement. Quelques minutes plus tard, ils jouissaient ensemble.
Le dreadeux se laissa tombé à coté de sa maîtresse. Il la serra quelques secondes dans ses bras et s'endormit.
Amy respira quelques minutes l'odeur de son cou. Elle l'aimait. Mais lui ne la considérait que comme une « connaissance » qui l'aidait à assouvir ses envies sexuelles.
Pendant qu'il dormait, elle se cala dans ses bras. Elle aimait sa peau, son corps mais aussi son regard. Même s'il ne la considérait que comme sa « pute » elle ne pouvait s'empêcher de rêver de lui, d'espérer chaque fois un peu plus à chaque fois. Chaque fois, elle lui découvrait un trait de caractère différent, nouveau.
Elle se leva, s'habilla. Elle alla dans la cuisine, prendre un verre d'eau lorsque la porte s'ouvrit laissant entrer Bill. Au début, il la regarda puis fit l'indifférent et posa ses achats sur la table. Elle finit son verre et le posa dans l'évier.

Bill _ Ca te plaît ?

Elle se retourna. Il attendait visiblement des explications. La jeune fille s'approcha de lui.

Amy _ De quoi ?
Bill _ De te faire sauter en sachant qu'il en a rien à battre de toi ?

Elle l'observa remarquant que Tom et lui avaient le même nez.

Amy _ Tu ne comprends pas.
Bill _ Alors explique moi.

Elle plongea ses yeux bleu acier dans ses yeux noirs.

Amy _ Je l'aime.

Il eut un geste étonné.

Amy _ Je l'aime de plus en plus. Je m'attache à lui car à chacune de mes venues je m'aperçois que c'est un homme gentil et drôle. Et à chaque fois lorsque je suis avec lui, j'ai l'impression d'être une consistance, de la matière et pas une enveloppe invisible. Et je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour, il voit en moi autre chose qu'une prostituée.
Bill _ N'attends rien de lui. Il ne croit pas en l'amour. Si tu restes à espérer tu vas finir par te détruire. Il ne connaîtra jamais le verbe « aimer ».

Au fond, elle le savait pertinemment. Mais l'entendre lui fit mal. Mal de devoir se ranger à l'idée de ne rien représenter pour personne. Le jeune androgyne alla chercher son sac et en ressortit une liasse de billet.

Bill _ Pars. Va vivre ta vie. Ici, tu finiras pas te tuer intérieurement.

Amy regarda Bill et les billets alternativement. Abandonner son amour ? Elle repensa à ses bras, à ses baisers. Elle devait choisir son avenir ou son amour impossible ?

Bill _ Pour lui, tu es juste une fille comme ça.

Elle planta ses yeux dans les siens. Amy prit la liasse de billet et son sac avant de se diriger vers la porte. Alors qu'elle allait franchir le seuil, elle fit demi-tour et se jeta dans les bras de Bill.

Amy _ Merci.
Bill _ Ne pense plus à lui. Pars sans te retourner.

Elle se défit de son étreinte et courut jusqu'à la gare. Elle qui voulait juste un peu d'attention, un peu d'amour se retrouvait seule sans rien d'autres que de l'argent. Pendant tout le trajet elle pleura. Pleura d'avoir gaspillé deux ans de sa vie à aimer quelqu'un qui ne le verra jamais comme une jeune femme. A ses yeux qu'était-elle ?

Juste une histoire comme ça.
ONE-SHOT ---- JUSTE UNE HISTOIRE COMME CA

# Posté le vendredi 18 janvier 2008 15:57

Modifié le mercredi 27 février 2008 10:44

ONE-SHOT ---- L'INVISIBLITE EST LA PIRE DES SOUFFRANCES

L'invisibilité est la pire des souffrances

Musique

Des photos éparpillées par terre. Des larmes. Une jeune fille. Sarah. En faisant tomber cette boîte de souvenirs, trop de souffrances sont remontées à la surface.

Flash-Back (Un an avant)

Bill _ Sarah, j'ai une super nouvelle !
Sarah _ Qu'est ce que c'est ?
Bill _ Le groupe et moi, on est engagé par des producteurs ; on va se faire produire ! Tu te rends compte ? On va devenir des stars !
Sarah _ C'est génial !

Il lui sauta dans les bras de sa seule et meilleure amie. Elle respira discrètement son odeur. S'il savait qu'elle n'éprouvait pas que de l'amitié pour lui. Mais il ne voyait rien. Et pourtant, elle lui avait déjà montrer par des marques d'affections, des baisers aux coins des lèvres. Mais il n'avait pas compris.

Sarah _ Quand pars-tu ?
Bill _ Ce soir !

Ce fut comme un coup de poignard. Il allait partir loin d'elle. Elle ne savait pas si elle allait le supporter. Mais le moment du départ était là. Elle se retenait tant bien que mal de pleurer. Ce groupe qu'elle avait vu naître, vu grandir s'éloignait d'elle. Les trois garçons vinrent la serrer très forts dans leurs bras. Il allait tous lui manquer. Mais une personne en particulier.
Il la serra dans ses bras plus fort que les autres. Elle hésita à lui dire tout ce qu'elle ressentait pour lui. Mais à quoi bon puisqu'il serait loin d'elle ? Comment allait-il résister à la distance ? Mais l'aimait-il de la même manière qu'elle ? Non, elle ne lui dit rien.

Sarah _ Tu vas beaucoup me manquer, Bill.
Bill _ A moi aussi, je t'appellerais promis.
Sarah _ Je t'aime.

Voilà, elle l'avait échappé même si elle s'était promis de ne pas lui dire. Il s'écarta un peu d'elle avec un beau sourire.

Bill _ Moi aussi, Sarah, tu seras toujours l'amie qui a le plus compté pour moi.

La réponse fut si inattendue et si difficile à entendre qu'elle resta la bouche ouverte. Elle voulut dire quelque chose mais rien ne sortait et elle s'énervait contre elle-même. Bill monta dans la voiture et ils partirent. Il lui fit un signe de la main mais il n'attendit même pas sa réponse.
Une larme coula le long de la joue de la jeune fille.

Fin du Flash-Back

Mais les jours étaient passés, les mois aussi. Et cela faisait un an, jour pour jour qu'ils étaient partis. Il ne l'avait jamais appelé. Au début, elle pensait que c'était dû à l'excitation et au travail qu'il devait y avoir. Mais elle dut se résoudre. Il l'avait oubliée.
Elle l'aimait toujours. Elle se raccrochait aux seules photos qui restait d'eux ; dans les montagnes russes, à l'école, dans les fêtes.
Et ce soir, il rentrait chez ses parents. Mais il ne l'avait pas prévenu. Elle le savait grâce à sa mère. Elle hésitait à aller voir devant la maison, voir s'il allait la reconnaître.
Elle prit son manteau. Sarah marcha sur le bord de la route en direction de la maison de Bill. Lorsqu'elle y arriva, elle le vit. Assis sur le banc devant la maison, il avait une bière à la main.
Soudain elle sut qu'elle avait fait une erreur en venant ici. Elle voulut faire demi-tour mais elle échappa les clés de la maison. Le brun entendit le bruit et regarda l'objet en question. Sarah pria de toutes ses forces pour qu'il ne la reconnaisse pas. En un an, elle avait beaucoup changé. Elle était devenue plus femme. Plus mûre et beaucoup plus jolie.
Le brun ne fit pas attention à la fille mais aux porte-clés. Il y avait une étoile accrochée. Cette étoile. Il l'avait offert à sa meilleure amie.

Bill _ Sarah ?

La brune se mordit la langue. Il l'avait reconnue. Elle s'arrêta pendant que le brun accourait vers elle.

Bill _ Sarah, c'est toi ?

Elle hocha la tête et il la prit dans ses bras. Mais pas elle. Elle resta de marbre dans ses bras. Mais Bill ne vit rien. Il était donc toujours aussi aveugle en matière de sentiments. En ce moment même, elle le détestait. Il ne voyait rien et la faisait souffrir en toute inconscience. Elle serra les poings.

Bill _ Ca va ?
Sarah _ Comme une fille qui a attendu désespérément les appels de son meilleur ami pendant un an. Et toi ?

Ironie. Il se mordit la langue. Elle continua sur sa lancée.

Sarah _ Zimmer 483 c'est ça votre nouveau disque ? Il va sortir en février ? Tu vois, je suis assez bien informée par les journaux puisque le garçon qui me servait d'ami à l'époque ne daigne même plus taper mon numéro de téléphone et me passait un appel. Et moi ? Oh, moi, je suis restait dans ma misérable vie avec un seul espoir. Un coup de téléphone. Des nouvelles. Des confidences. Bref, ce que font les amis en général. Mais rien. Tu entends ça ? RIEN !

Elle partit. Mais à peine fait trois pas que le brun se retourne.

Bill _ Je suis désolé.

Elle s'arrête, net. Après la colère, la tristesse. Les larmes coulent sur son beau visage.

Sarah _ Mais désolé de quoi Bill ? De n'avoir pas tenu ta promesse ? De m'avoir fait souffrir ? De n'avoir pas vu à l'époque que je t'aimais bien plus qu'une amie ? De n'avoir pas songé une seule fois à moi en un an ? De n'avoir jamais cité mon nom dans les interviews lorsqu'on te demandait qui étaient tes meilleurs amis ?

Il ne dit rien mais marcha vers elle. Mais la jeune fille recula. Les larmes l'aveuglaient et elle avait la gorge nouée.

Sarah _ Non. Ne t'approche pas. Tu m'as trop fait souffrir. Je préfère encore mieux ne rien représenter pour toi. Au moins, tu ne me décevras plus.

Elle se retourne et partit dans la nuit. Elle pleurait mais elle n'avait plus rien sur le c½ur que des regrets. Regrets car elle aurait voulu que cela se passe autrement.
Le brun retourna dans sa chambre sous le regard inquiet de ses parents et écrivit. Un chanson. Une longue chanson. Il pleura pendant tout le temps ou la plume de son stylo toucha le papier. Il s'en voudrait éternellement contre lui-même. Lorsqu'il finit, il se sentit mieux. Il ne l'oublierait jamais. Il punaisa la chansons contre son mur. Heilig.
Le lendemain, Sarah se pencha à la fenêtre. Un van noir partit vers le sud. Elle savait qu'il était dedans. C'était la dernière fois qu'elle le verrais. Elle n'aurait jamais voulu le quitter mais le destin en avait décidé autrement. Et on ne peut rien contre le destin. Elle ferma sa fenêtre et brûla ses photos.
ONE-SHOT ---- L'INVISIBLITE EST LA PIRE DES SOUFFRANCES

# Posté le mercredi 02 janvier 2008 05:52

Modifié le vendredi 23 mai 2008 16:40

ONE-SHOT ---- LE PRIX D'UN AMOUR

One - Shot LE PRIX D'UN AMOUR

Musique (a remettre autant de fois qu'il le faut)

8h00. Seule. Seule sur son lit. La chambre est vide et froide. Comme si un vent faisait un courant d'air. Mais la seule fenêtre était fermée et ce seul vent venait de la mort qui la narguait , prête à l'accueillir. Elle fixa un moment la photo qu'elle tenait entre ses mains. Celle de la personne qui comptait le plus pour elle.
Bill. Son prénom qui signifiait tant pour elle et pour des milliers de personnes. Pour les autres, c'était le chanteur de Tokio Hotel, un groupe allemand. Pour elle, c'était son c½ur. Elle l'aimait et il l'aimait. Mais cet amour avait un prix. Il ne le savait pas, elle, seule, savait.


Flash-Back (deux mois auparavant)

? ? ? ; La prochaine s'appelle Anna Piotrovitch, elle est russe. Elle me doit beaucoup d'argent depuis un certain temps.
Lola ; De quelle manière ?
? ? ? ; Une balle dans la tête. Je veux que ce soit simple, discret et efficace.
Lola ; James, je veux tout arrêter.
James ; Pardon ?
Lola ; Je veux tout arrêter ! A quoi cela sert-il de tuer des gens si ce n'est que pour m'apporter d'horribles remords ?
James ; Ces gens-là, Lola, m'ont tous tourné le dos, lorsque j'avais besoin d'eux ! Il faut qu'ils paient ! Je veux qu'ils souffrent autant que moi j'ai souffert !
Lola ; Ce n'est plus mon problème.

Elle avait parlé d'un ton glacial et calme. Son patron fulminait de rage.

James ; Rappelle toi du contrat ! Tu es à moi !
Lola ; Je ne suis à personne !
James ; Tu sais donc ce qui t'attend ?
Lola ; La mort ? Tu vas me tuer ? Me tuer comme tous les autres ? Me tuer alors que je n'ai fait que t'aider pendant toutes ces années ?

Il ne répondit rien. Elle savait qu'il allait le faire. Il traitait les autres d'égoïsme alors que lui-même était ingrat avec ceux qui lui avait tendu la main.
Elle se leva et quitta cette pièce qu'elle haïssait tant, son destin scellé.

Fin du Flash-Back

10h00. Je vais mourir. Cette pensée la hanta toute la journée. Lorsqu'elle avait quitté son patron, qui était accessoirement son père, elle pensait qu'il la tuerait plus rapidement que cela. Il avait appris qu'elle sortait avec le chanteur de ce groupe trop bien connu. Elle l'aimait.
Les remords s'étaient emparée d'elle lorsqu'il l'avait invité à un de ces concerts. Lola observait toutes ces jeunes filles, épanouies de bonheur, pendant que son amour chantait.
Il distribuait du bonheur, elle donnait la mort. C'était aussi simple que ça. Il ne connaissait rien de sa vie et tant mieux.
Elle avait renoncé à sa vie pour lui. Lola avait tout quitté pour vivre quelques jours de bonheur avec l'homme qu'elle aimait. Pouvoir enfin sentir la sensation de joie dans son c½ur. Elle en avait rêvé, il exauçait son v½u.
Pendant deux mois, ils s'étaient aimés. Passionnément. Jamais ils n'auraient cru que ce sentiment d'amour puisse exister si fort.

15h00. Accoudée à la fenêtre, elle regardait le ciel gris. Quelques gouttes de pluies tombèrent, puis des dizaines avant de grêler complètement, faisant fuir les gens comme la venue d'un ours dans une ruche.
Lola avait rendez vous avec son amant. Ce serait la dernière fois. Il ne le savait pas. Il toqua à la porte avant d'entrer. Elle se dirigea vers lui et s'embrassèrent passionnément. Ils se serrèrent l'un contre l'autre.
Quand elle était avec lui, c'était comme une bouffé d'air frais, son oxygène. Elle se sentait comme neuve, comme si sa présence l'a débarrassée de ces remords qu'il lui provoquait des insomnies et un stress permanent.
Leur baiser terminé, elle lui dit quelque chose que jamais ni l'un ni l'autre n'avait dit.

Lola ; Je t'aime.

Trois petits mots. Trois mots qui voulait dire tant de choses. Trois petits mots qu'on ne balance pas à la légère. Trois petits mots qu'elle n'avait jamais prononcé de toute sa misérable vie. Un sourire se forma sur le visage de son amour.

Bill ; Je t'aime aussi.

Il s'embrassèrent, serrés l'un contre l'autre, pendant très longtemps. Leurs lèvres se cherchaient, se dévoraient, s'embrassaient. Leurs mains ne caressaient et se serraient. Leurs corps restaient collés.
Mais leur bonheur fut de courte durée. Bill dut partir sur l'ordre de son manager.
Elle ne le quitta pas des yeux lorsqu'il sortit de la pièce.

18h00. Lola réfléchissait. Elle, lycéenne le jour, et tueuse à gage la nuit, se voyait confrontée à sa plus douce amie : la mort. Elle l'avait côtoyée tellement de fois. Toutes ces vies qu'elle avait supprimé. Elle s'en rendait malade rien qu'en y repensant.
Lola voyait la mort comme un soulagement ; le stress et la peur de la douleur rendaient les heures interminables.

22h00. Allons-y. C'était l'heure. Elle monta sur le toit. D'ici on entendait le concert de son bien-aimé. C'était comme si elle allait mourir avec lui. Le vent glacial la saisit. Une lettre. Elle lui avait laissé une lettre, retraçant toute sa vie et ses pensées même lorsqu'elle avait tué tous ces gens. Ainsi il ne se sentirait pas coupable de sa mort.
Elle entendit des pas, se retourna et découvrit son patron sans grande surprise.

James ; Tu savais où me trouvait.
Lola ; Je te connais trop bien.
James ; As-tu parlé de notre petite « entreprise » à quelqu'un ?
Lola ; Non, j'aurais eu trop honte d'avouer que tu étais mon père.

Ces mots touchèrent James, qui serra les dents de colère. Il sortit l'arme de sa poche et la pointa sur Lola.
Enfin, il allait tirer. Aimer à mourir. Elle l'avait aimé à mourir. Sacrifiée pour lui, elle ne regrettait pas un seul instant sa décision même lorsque l'arme la visait dangereusement.
Son c½ur se mit à battre plus vite, des gouttes de sueur perlaient sur son front et des larmes coulaient sur son visage. Elle ne le verrait plus, lui qui lui avait tant donné.
Elle passa sa langue sur sa lèvre qui avait encore le goût de ses baisers. Elle garda cette saveur dans la bouche même au moment où il appuya sur la gâchette.
La balle l'atteignit au c½ur, ne lui laissant aucune chance. Ce même c½ur qui avait déjà été transpercée par la flèche de Cupidon.
Mais son c½ur, elle le donnait à Bill. Au plus profond d'elle même, elle lui avait déjà fait don de son c½ur en l'aimant.
Elle regarda tristement sa poitrine rouge de sang, pensa une dernière fois à son amour et poussa son dernier soupir. Ca y est. C'était fini.
L'homme observa sa victime, content de son travail. Simple, discret et efficace.
Il s'enfonça dans la nuit et disparut.
ONE-SHOT ---- LE PRIX D'UN AMOUR

# Posté le mardi 01 janvier 2008 11:44

Modifié le mercredi 27 février 2008 10:49